Guides27 octobre 20267 min
Planning refonte site web : étapes et rétroplanning
Une refonte qui dérape, c’est rarement un problème technique. C’est un planning mal posé : des étapes dans le désordre, des contenus attendus trop tard, une mise en ligne en pleine saison. Voici comment construire un planning réaliste, du cahier des charges au suivi après lancement.
Pourquoi un planning de refonte de site web dérape
Un planning de refonte de site web ne dérape presque jamais à cause du développement. Il dérape parce que les contenus arrivent en retard, parce que les décisions se prennent au mauvais moment, ou parce qu’on découvre en fin de projet une fonctionnalité que personne n’avait mentionnée. Le code, lui, se planifie bien.
La conséquence est simple : un bon planning se construit autour de vos disponibilités autant que de celles du prestataire. Qui valide la maquette ? Qui écrit les textes ? Qui fournit les photos ? Si ces questions n’ont pas de nom en face, le calendrier est une fiction. Avant de parler de dates, regardez où en est votre site actuel : notre audit gratuit de site internet donne une base objective pour démarrer.
Les étapes d’un projet de refonte de site web, dans l’ordre
Un projet de refonte de site web suit toujours la même logique : on comprend ce qui existe, on décide de ce qu’on veut, puis on construit. L’erreur classique consiste à commencer par le design parce que c’est la partie la plus visible. Or un design conçu avant de savoir quelles pages existeront et ce qu’elles diront devra être retouché à chaque étape suivante.
Chaque étape s’appuie sur la précédente. Sauter l’une d’elles fait gagner une semaine au début et en coûte souvent bien davantage à la fin :
- Audit de l’existant : pages visitées, requêtes Google qui amènent du trafic, contenus qui génèrent des contacts
- Cahier des charges : objectifs, pages, fonctionnalités, contraintes, budget
- Arborescence et contenus : la liste des pages et ce que chacune doit dire
- Maquette : le design validé sur ordinateur et sur téléphone avant toute ligne de code
- Développement sur une adresse de test
- Recette : tests sur téléphone, formulaires, vitesse, référencement technique
- Mise en ligne avec le plan de redirections, puis suivi pendant plusieurs semaines
Le cahier des charges de refonte : ce qu’il doit contenir
Un cahier des charges de refonte n’a pas besoin de faire trente pages. Il doit surtout répondre à ce que l’ancien site fait mal, et à ce que le nouveau doit faire mieux. Les objectifs se formulent en résultats : plus de demandes de devis, moins d’appels pour des questions déjà traitées sur le site, une prise de rendez-vous en ligne.
Il doit aussi lister ce qui ne doit pas bouger : le nom de domaine, les pages qui se positionnent bien, les adresses e-mail. C’est la partie que l’on oublie le plus souvent, et c’est elle qui protège votre référencement. Notre guide du cahier des charges de site internet propose une trame complète, à adapter pour une refonte. Pour une refonte, nous recommandons au minimum ces rubriques :
- Ce qui ne fonctionne pas aujourd’hui, avec des exemples concrets remontés par vos clients ou votre équipe
- Les objectifs du nouveau site, formulés en résultats observables
- La liste des pages à garder, à fusionner, à supprimer et à créer
- Les fonctionnalités attendues : formulaire, réservation, paiement, espace client
- Ce qui ne doit pas changer : domaine, e-mails, adresses des pages bien positionnées
- La personne qui valide, la date de mise en ligne visée et les périodes à éviter
Un rétroplanning type pour un site vitrine
Le rétroplanning part de la date de mise en ligne souhaitée et remonte le temps. Pour une refonte de site vitrine, comptez généralement entre quatre et huit semaines, un ordre de grandeur cohérent avec celui de notre guide de la refonte de site internet. Voici un découpage indicatif sur huit semaines, à ajuster selon le volume de contenus :
Choisir la bonne date de mise en ligne
La date de lancement compte plus qu’on ne le croit. Mettre en ligne un nouveau site la veille de votre pleine saison est une mauvaise idée : si un formulaire ou une redirection pose problème, c’est au moment où vous avez le plus besoin de contacts. Un restaurant évitera le début de l’été, un paysagiste le printemps, un commerce la période des fêtes.
Évitez aussi les vendredis et les veilles de congés. Une mise en ligne se fait en début de semaine, quand le prestataire et vous êtes disponibles pour corriger rapidement. Gardez enfin une marge : un rétroplanning sans aucune semaine tampon ne survit pas au premier retard de contenus.
Prévenez aussi vos clients réguliers si le site change beaucoup : un message court sur vos réseaux ou dans votre lettre d’information évite qu’ils se croient sur le mauvais site. Et si vous comptez imprimer de nouveaux supports à cette occasion, cartes de visite ou flyers, attendez que les adresses définitives des pages soient fixées pour ne pas y faire figurer un lien qui changera.
Les causes de retard, et comment les anticiper
Les retards se ressemblent d’un projet à l’autre, et la plupart s’anticipent dès le premier rendez-vous. Le plus fréquent est l’attente des contenus : réunissez textes et photos avant le démarrage, ou prévoyez leur rédaction dans le projet. Le deuxième est la multiplication des décideurs : désignez une personne qui valide, et une seule.
Le troisième est l’ajout de fonctionnalités en cours de route. Une idée nouvelle n’est pas un problème, mais elle doit être chiffrée et planifiée, pas glissée dans le calendrier existant. Le dernier, enfin, est technique : un accès perdu au nom de domaine ou à l’hébergement bloque la mise en ligne. Vérifiez ces accès dès la première semaine. Pour le cadre général d’une refonte de site web bien planifiée, le pilier détaille notre méthode, et ce guide sur les délais de création donne des repères pour un site neuf.
Questions fréquentes
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