Guides27 octobre 20267 min

Site WordPress erreur critique : diagnostic pas à pas

Vous ouvrez votre site et tombez sur « Il y a eu une erreur critique sur ce site », une page blanche, ou un message de maintenance qui ne disparaît pas. Pas de panique : dans la plupart des cas, la cause se trouve en quelques minutes. Voici le diagnostic dans l’ordre, du plus simple au plus technique.

Site WordPress en erreur critique : ce que signifie le message

Quand un site WordPress affiche une erreur critique, c’est qu’une erreur PHP fatale a interrompu le chargement de la page. Depuis la version 5.2, WordPress intercepte ce type d’erreur pour afficher un message plutôt qu’une page vide, et envoie en général un e-mail à l’adresse administrateur du site. Cet e-mail est précieux : il indique souvent l’extension ou le thème en cause, et contient un lien vers un mode de récupération qui permet d’accéder à l’administration malgré l’erreur.

La page blanche, parfois appelée « écran blanc de la mort », est la même famille de problème : une erreur fatale, mais sans message affiché. Dans les deux cas, le site n’est pas « effacé ». Les contenus sont toujours dans la base de données, et il s’agit de trouver ce qui bloque.

Un réflexe à avoir dès le départ : vérifiez si toutes les pages sont touchées, ou seulement certaines. Si l’administration fonctionne encore mais pas la page d’accueil, le problème vient probablement du thème ou d’une extension qui n’agit que côté visiteurs. Si tout est bloqué, administration comprise, on cherche plutôt du côté d’une extension chargée partout ou de la configuration du serveur. Notez aussi l’heure exacte de la panne : elle servira à lire les journaux.

Étape 1 : vérifier l’e-mail et ce qui a changé récemment

Avant de toucher au moindre fichier, posez-vous une question : qu’est-ce qui a changé juste avant la panne ? Dans l’immense majorité des cas, la réponse est l’une de celles-ci :

  • Une extension ou le thème vient d’être mis à jour, manuellement ou automatiquement
  • Une nouvelle extension a été installée
  • L’hébergeur a changé la version de PHP du serveur
  • Un fichier a été modifié à la main, par exemple functions.php ou wp-config.php
  • Le site a atteint une limite de l’hébergement : mémoire, espace disque

Étape 2 : désactiver les extensions et le thème sans l’administration

Si l’e-mail de récupération est arrivé, suivez son lien : il permet de vous connecter et de désactiver l’extension fautive depuis l’administration. Sinon, passez par le gestionnaire de fichiers de votre hébergeur ou par un client FTP. Commencez par faire une sauvegarde, ou vérifiez qu’une sauvegarde récente existe chez l’hébergeur.

Dans le dossier wp-content, renommez le dossier plugins en plugins-off. WordPress ne trouve plus les extensions et les désactive toutes. Si le site revient, le coupable est une extension : redonnez au dossier son nom, puis renommez les extensions une par une jusqu’à retrouver celle qui casse le site. Si le site ne revient pas, faites la même opération sur le dossier du thème actif, dans wp-content/themes : WordPress basculera sur un thème par défaut s’il en reste un d’installé.

Si la panne a suivi un changement de version de PHP par l’hébergeur, la plupart des interfaces d’hébergement permettent de revenir temporairement à la version précédente. C’est un pansement utile pour remettre le site en ligne rapidement, pas une solution : la version ancienne finira par ne plus être proposée. Profitez du répit pour mettre à jour ou remplacer l’extension incompatible.

Étape 3 : lire le journal d’erreurs

Si rien de tout cela ne suffit, il faut lire l’erreur elle-même. Dans le fichier wp-config.php, à la racine du site, WordPress propose un mode de débogage. En activant les constantes WP_DEBUG et WP_DEBUG_LOG, et en laissant WP_DEBUG_DISPLAY désactivée pour ne rien montrer aux visiteurs, les erreurs sont écrites dans le fichier wp-content/debug.log.

Ce journal indique le fichier et la ligne en cause. Un chemin qui contient le nom d’une extension désigne cette extension ; un message parlant de mémoire épuisée oriente vers la limite de mémoire de l’hébergement ; une fonction « non définie » après un changement de version de PHP signale une incompatibilité. Pensez à désactiver le débogage une fois le problème identifié. L’hébergeur dispose aussi de ses propres journaux, accessibles depuis son interface.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec ces manipulations, arrêtez-vous ici. Copiez le message d’erreur exact et transmettez-le au support de votre hébergeur ou à un prestataire : avec la ligne en cause, le diagnostic prend souvent quelques minutes. Modifier des fichiers au hasard risque au contraire d’ajouter une seconde panne à la première.

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Site bloqué en maintenance, ou site qui a disparu

Si votre site affiche « Brièvement indisponible pour cause de maintenance programmée » et que le message ne part pas, une mise à jour a été interrompue. WordPress crée un fichier nommé .maintenance à la racine du site pendant chaque mise à jour, et le supprime à la fin. Supprimez-le via le gestionnaire de fichiers, puis relancez la mise à jour qui avait échoué depuis l’administration.

Si le site a purement et simplement disparu, sans aucune page WordPress, le problème est souvent ailleurs. Vérifiez que le nom de domaine n’a pas expiré et que l’hébergement est bien payé : un renouvellement raté produit exactement ce symptôme. Si le site affiche des contenus étrangers ou redirige vers d’autres sites, il a probablement été piraté : changez tous les mots de passe et contactez votre hébergeur avant toute autre action.

Quand envisager une refonte plutôt qu’une réparation

Une erreur critique ponctuelle se répare et ne justifie pas de refaire le site. Mais si les pannes se répètent à chaque mise à jour, si le thème n’est plus maintenu, si plusieurs extensions indispensables sont abandonnées par leurs auteurs, chaque réparation achète seulement quelques mois de répit. Le site n’est plus entretenu, il est maintenu sous perfusion.

C’est le moment de regarder sérieusement une refonte de votre site WordPress, sur WordPress reconstruit proprement ou sur une autre technologie. Notre article sur la refonte d’un site WordPress aide à trancher, et un contrat de maintenance de site internet évite de revivre la situation. En attendant, notre audit gratuit de site internet permet de mesurer l’état du site une fois remis en ligne.

Une panne a au moins une vertu : elle oblige à faire l’inventaire. Profitez-en pour noter les extensions réellement utiles, celles qui ne servent plus, l’âge du thème et la date de la dernière sauvegarde qui a fonctionné. Cette liste servira de base, que vous choisissiez de réparer ou de reconstruire.

Questions fréquentes

Que faire quand WordPress affiche « Il y a eu une erreur critique sur ce site » ?

Consultez d’abord la boîte e-mail de l’administrateur : WordPress y envoie souvent un message qui nomme l’extension ou le thème en cause, avec un lien vers un mode de récupération. Sans cet e-mail, désactivez les extensions en renommant le dossier plugins via le gestionnaire de fichiers de l’hébergeur, puis testez.

Pourquoi mon site WordPress affiche-t-il une page blanche ?

Une page blanche signale presque toujours une erreur PHP fatale non affichée : extension ou thème incompatible, changement de version de PHP, limite de mémoire atteinte. Le journal d’erreurs, activé via WP_DEBUG_LOG dans wp-config.php, ou ceux de l’hébergeur, indiquent le fichier en cause.

Comment sortir un site WordPress du mode maintenance ?

Le message de maintenance qui ne disparaît pas vient d’une mise à jour interrompue. Supprimez le fichier .maintenance situé à la racine du site, via le gestionnaire de fichiers de l’hébergeur ou un client FTP, puis relancez depuis l’administration la mise à jour qui avait échoué.

Site WordPress disparu : les contenus sont-ils perdus ?

Rarement. Les contenus sont stockés dans la base de données et survivent à la plupart des pannes. Vérifiez d’abord que le nom de domaine et l’hébergement sont toujours actifs et payés, puis demandez à l’hébergeur ses sauvegardes. Un site piraté se restaure aussi à partir d’une sauvegarde saine.

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